Hội An : Pantone 115 U

November 23, 2017, 2:36 PM

La semaine dernière, on a passé deux jours à Hội An, une toute petite ville à la grande réputation. Un séjour court mais intense, à mille lieues de tout ce qu'on a vécu au Vietnam jusqu'à présent.

Le matin

Il est 5h30 du matin quand on descend enfin de notre bus-couchette. Après avoir déposé nos bagages à notre Airbnb (et joué avec les chats), on se lance à la recherche d'un café.

On déambule dans les ruelles piétonnes de la vieille ville. Ici, les petites habitations jaunes qui font le charme et la renommée de Hội An ne dépassent pas les deux étages : toute la ville est classée à l'UNESCO. Les lanternes accrochées aux arbres se balancent au gré du vent dans les ruelles encore vides.

On profite de ce moment privilégié car on se doute bien que quelques heures plus tard, ces mêmes rues se rempliront de touristes et de vendeurs de souvenirs. Un local nous raconte qu'en haute saison touristique, on se déplace dans la vieille ville comme dans une boîte de sardines ! C'est ça d'être la destination #1 du pays.

En attendant, on sirote notre café en regardant les premiers commerçants ouvrir leurs portes.

L'après-midi

Vestige de son importance en tant que port marchand dès le 15e siècle, l'architecture de la ville juxtapose et mélange ses influences chinoises, japonaises, et européennes. Malgré ce patrimoine préservé, on a l'impression d'être entrés dans un parc d'attractions : chaque porte s'ouvre en réalité sur une échoppe de souvenirs, une agence de voyage ou un tailleur toujours prêt à interpeller les étrangers passant par là.

Hội An signifie "paisible lieu de rencontre"

Quelques petits cafés hipster comme on les aime se cachent également au bout des ruelles. En deux jours, on en découvre deux dans notre quête perpétuelle de bon café.

The Espresso Station

Rosie's Café

La ville est minuscule, mais il y fait assez chaud pour que s'y déplacer à pied devienne vite fatiguant. Dans les rues étroites et (théoriquement) interdites aux véhicules à moteur, le vélo est devenu un moyen de transport de choix pour les promeneurs. On en loue deux pour la journée pour 70'000 VND au lieu de 80'000 VND : nos compétences de marchandage sont encore assez limitées.

Armés de nos vélos, on s'évade du centre-ville. Les rues s'élargissent et la densité de touristes diminue sans pour autant disparaître.

Et finalement, après près d'un mois au Vietnam, on finit enfin par barboter à la plage ! On préfère largement ce bord de mer à celui de Nha Trang. La plage est large, à l'écart de la circulation et semble s'étendre à l'infini. Malgré le nombre de vacanciers, il y a toujours un coin pour s'isoler et construire son château de sable.

Hội An a été notre baptême de baignade au Vietnam... et notre baptême de coups de soleil. Cinq jours après, ça a arrêté de faire mal, mais ça pèle (pour Robin).

Coup de soleil ou insolation : il faut choisir

La soirée

Quand la nuit tombe, des dizaines de cars déposent des hordes de touristes à côté des panneaux "ville piétonne" à l'entrée de la vieille ville. Les ruelles se remplissent et on a presque l'impression de faire la queue pour le dernier iPhone. Il faut admettre qu'elles ont un certain charme, illuminées de centaines de lanternes colorées...

Pour échapper au flux constant de personnes transportées en pousse-pousse ou se prenant en photo, on se glisse entre deux murs jaunes.

Deux murs jaunes

Cette atmosphère ultra-touristique nous laisse en bouche un goût étrange.

Ça nous dérange d'être vus comme des porte-monnaies sur pattes, et d'avoir l'impression de se retrouver dans ce parc d'attractions où l'authentique a viré au superficiel.

Pourtant, on se sent aussi en terrain familier. On profite de tout ce qui nous est souvent difficile de trouver au Vietnam : de l'espresso plutôt que du café phin vietnamien, des bières artisanales, des saveurs adaptées aux papilles occidentales, des rues propres et organisées...

En fin de compte, Hội An était une belle découverte, mais on est contents de ne pas y être restés trop longtemps ! Le matin de notre troisième jour, on est montés dans un bus et on est partis pour Đà Nẵng. On en avait bien besoin : une grande ville hors des sentiers touristiques.

On vous laisse, c'est l'heure du déjauner.

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